À proposde GeCoLab
Un laboratoire de l'Université de Liège au service de la biodiversité depuis plus de 25 ans
Qui sommes-nous ?
GeCoLab est un laboratoire de l'Université de Liège créé par le Dr Johan Michaux qui développe des recherches sur la biodiversité à partir d'outils génétiques depuis plus de 25 ans.
Ses recherches ont eu comme objectif fondamental de mieux comprendre l'histoire évolutive et la taxonomie d'une série d'espèces de vertébrés. Elles ont également des objectifs appliqués tels que mieux comprendre la résistance des espèces face aux changements climatiques, étudier l'impact de la fragmentation des habitats sur la survie à long terme d'espèces menacées, ou mettre en place de nouvelles méthodes pour effectuer des inventaires faunistiques en milieu aquatique et terrestre.
Ces recherches ont été développées sur un large spectre d'espèces, reprenant notamment de nombreux mammifères aquatiques ou semi-aquatiques (ours polaire, marsouin commun, vison d'Europe, castor européen, loutre européenne, desman des Pyrénées, musaraigne aquatique…) mais également des amphibiens ou des poissons.

L'équipe
3 docteurs en biologie, 2 biologistes de niveau master 2, 1 technicienne de laboratoire et 1 chercheuse postdoctorale

Johan Michaux
DirecteurDocteur en Sciences de l'Université de Liège, directeur de recherches au Fonds National de la Recherche Scientifique, est directeur de GeCoLAB et spécialiste de l'utilisation des outils génétiques pour l'étude de la biodiversité depuis plus de 30 ans. Il est l'auteur de plus de 180 articles scientifiques de niveau international portant sur l'étude de nombreuses espèces de vertébrés (mammifères, oiseaux, poissons, amphibiens) et d'invertébrés (différents groupes d'arthropodes). Au-delà de ses recherches scientifique, il consacre une partie de son temps à des activités de vulgarisation scientifique, notamment pour la télévision nationale belge (RTBF).

Adrien André
PhD — CoordinateurAdrien André a commencé à travailler au Gecolab en tant que doctorant. Il a effectué sa thèse de doctorat sur l'expansion géographique de Peromyscus leucopus au Canada, en collaboration avec l'université McGill à Montréal. L'objectif de sa thèse a notamment consisté à mettre au point une méthode basée sur l'utilisation du séquençage nouvelle génération pour détecter toute une série de pathogènes, dont la Borrelia, l'agent responsable de la maladie de Lyme. Au sein du Gecolab, il a passé plusieurs années à manier la pipette pour traiter les centaines d'échantillons qui arrivent tous les mois au laboratoire. Il occupe aussi le rôle de bio-informaticien du laboratoire. Son expertise a permis d'installer l'ensemble des pipelines et scripts informatiques, outils essentiels pour l'analyse des millions de séquences d'ADN provenant des technologies NGS. Aujourd'hui, il est un peu moins souvent à la pipette et s'occupe plutôt de coordonner l'équipe ainsi que de développer de nouveaux projets, notamment en utilisant la technologie de PCR digitale. Lorsqu'il ne travaille pas, Adrien est sûrement en train de faire de l'ultimate frisbee ou de l'escalade.

Anaïs Beaumariage
Biologique — CoordinatriceAnaïs Beaumariage a rejoint GeCoLab en 2024, juste après la fin de ses études, au cours desquelles elle avait déjà réalisé son travail de fin d'étude au sein du laboratoire. Actuellement, elle coordonne des projets allant de l'identification d'espèces cryptiques ou protégées au suivi de l'état de santé et de la dynamique des populations. Ses travaux portent sur une grande diversité d'espèces : chat forestier, lynx, chauves-souris, castor, loutre, loup mais aussi sur des espèces plus discrètes ou méconnues comme le desman des Pyrénées, le triton crêté ou encore certains gastéropodes. Tout cela avec un objectif commun : mieux comprendre et préserver la biodiversité. Engagée également sur le terrain en tant que bénévole, elle est convaincue que la conservation ne se limite pas au laboratoire : elle aime relier les différentes étapes d'un projet, du prélèvement à l'analyse, jusqu'à la valorisation des résultats, en gardant toujours un lien étroit avec les acteurs de terrain. La vulgarisation scientifique occupe aussi une place essentielle dans son travail : rendre l'ADN accessible, intelligible et, pourquoi pas, un peu magique pour tous.

Jonathan Drugmand
Biologique — BioinformaticienJonathan Drugmand est diplômé d'un master en biologie environnementale de l'UCLouvain (Belgique). Curieux et polyvalent, il a eu l'occasion d'explorer un large éventail de thématiques au cours de ses études et de ses premières expériences professionnelles. Il a notamment travaillé sur la pollinisation et l'impact du climat sur le développement du sarrasin, participé au suivi de la vie associée aux sources hydrothermales, et contribué à des travaux liés au Covid en milieu hospitalier. Après plus d'un an de voyage à vélo en Nouvelle-Zélande, il choisit de revenir vers le domaine de l'étude environnementale en Belgique en rejoignant GeCoLab. Au sein de cette équipe, il occupe un poste hybride combinant manipulations en laboratoire et analyses bioinformatiques, notamment sur les microsatellites, dans le cadre du suivi de populations d'espèces rares et protégées. Il est, entre autres, le référent pour le suivi génétique du loup en Wallonie. En dehors de son travail, Jonathan est passionné de sport, en particulier de vélo et d'escalade. Il aime également passer du temps dans la nature et se détendre en jouant à des jeux vidéo.

Edeline Beine
Technicienne en biotechnologieEdeline Beine, technicienne en biotechnologie diplômée de la Haute École de Liège, a consacrée le début de sa carrière à la recherche en cancérologie, où elle a appris différentes techniques de laboratoire qu'elle a ensuite perfectionnées chez GeCoLab, notamment la préparation d'échantillons pour le NGS et les preparations de microsatellites. Edeline joue un rôle central dans la réalisation des manipulations expérimentales du laboratoire depuis son arrivés début 2025. En dehors de cela, elle est très souvent à la salle de sport ou en train de pratiquer la pole dance.

Jérôme Vandromme
Doctorant — PathogènesJérôme Vandromme. Après avoir réalisé un mémoire sur le sanglier en Wallonie, il réalise désormais une thèse au sein de notre laboratoire. Sa spécialités ? Le sanglier (of course!) ainsi que le raton-laveur! Plus généralement, il utilise des approches métagénomiques afin d'étudier les prévalences des pathogènes zoonotiques bactériens dans les populations. Et même lorsqu'il ne travaille pas, vous le trouverez quand même en forêt !

Pauline Van Leeuwen
Postdoctorale — MicrobiomePauline Van Leeuwen est chercheuse postdoctorale en écologie et en sciences du microbiome, travaillant à l'interface entre la conservation de la biodiversité, les interactions hôte–microbiome et l'approche One Health. Elle est impliquée au sein de GECOLAB depuis 2017, depuis le début de sa thèse de doctorat, portant sur les facteurs expliquant la variation du microbiote intestinal chez des espèces menacées dans le cadre de programmes de conservation ex situ (Marmotte de l'Île de Vancouver, vison d'Europe, et réintroductions expérimentales chez la souris). Ses travaux ont démontré comment la captivité, l'alimentation, le génotype de l'hôte et les pratiques de gestion façonnent le microbiote intestinal, avec des implications directes pour la survie des espèces et le succès des programmes de réintroduction. S'inscrivant dans la continuité de ces recherches, ses travaux actuels combinent eDNA, métagénomique et écologie de terrain afin d'étudier l'impact des changements d'usage des terres sur la biodiversité animale et microbienne, ainsi que sur les risques zoonotiques, en Europe et en Asie du Sud-Est.